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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 01:54

Il m’arrive souvent de parler avec les gens de leurs problèmes personnels, de leurs questions. Il m’arrive aussi souvent de parler des miens (plus que souvent ironiseront certains ?) et d’y penser (la plupart du temps).

Je me demande si nous avons plus de « problèmes » que nos parents ou si nous en parlons  plus, si nous nous osons  nous faire plus « aider » qu’eux. Il me semble que nos parents n’avaient  pas les même problèmes existentiels que nous et ne se posaient pas les même questions  : peur de se marier, peur de s’engager, peur d’avoir des enfants, questions incessantes sur l’envie ou non d’être en couple ou célibataire, l’impression de ne pas vivre pleinement sa vie, la peur d’être « emprisonné » par sa situation, problèmes de culpabilité, angoisses, dépressions ou états dépressifs.

Il est vrai que le « phénomène psy »est récent. Aujourd’hui beaucoup plus de gens vont consulter les psychologues, psychothérapeutes, psychanalystes et psychiatres. Avant on pensait que seuls les « fous » y allaient.

J’ai lu dans un article que d’après des études, la demande de soins en psychologie et en psychiatrie a augmentée ainsi que la consommation de psychotropes.

Cela correspond-il à une réelle augmentation des troubles ou à une demande plus élevée, liée à une meilleure acceptation du fait psychiatrique et psychologique ? Au regard des études, la fréquence des maladies est restée stable. Ce serait donc la demande qui a augmentée. L’auteur parle ici de pathologies, ce qui n’est pas réellement notre sujet, mais je pense que c’est la même chose pour les moindres maux.

Quelle est la limite entre un mal-être et une pathologie ? Elle dépend déjà de sa propre perception de ce qui est anormal, de sa tolérance à l’angoisse ou à la souffrance psychique, de la gène encourue ou ressentie dans sa vie quotidienne.

Pourquoi nos parents ne me donnent donc pas l’impression de se poser de questions ? Pressions sociales trop lourdes, résignation ou acceptation ?

Il est vrai aussi que nous sommes la première génération à avoir connu des divorces : soit directement soit dans notre entourage. Je parle plus particulièrement des problèmes de fonder une famille et ce qui s’en suit. Il est vrai que si on se marie pour fonder une famille, les attentes ne sont pas les mêmes que si l’on se marie par amour. Et la famille nous semble une prison où nos parents se sont enlisés ou d’où ils ont fuit.

Mais je reviens à une idée plus large, on reproche souvent à nos parents d’avoir été trop loin, trop étouffants, trop distants, trop sévères, trop castrateurs, on leur reproche milles choses. Pourquoi avons-nous l’impression qu’eux ne le reprochaient pas aux leurs. Pourquoi les mêmes actes ne semblent pas avoir eu les mêmes effets ?

Pour finir je me demande si le recours massif aux psychothérapies peut être considéré comme un progrès ? L’élargissement du fait psychologique, l’augmentation de publications ?

Tout cela semble être un progrès pour aider à un meilleur épanouissement personnel, à être moins dans le déni. Mais n’est-ce pas aussi cela qui a participé à cette apparente augmentation des maux ? Ces pratiques ne peuvent-elles pas être envisagées comme les signes d’un repli sur soi et d’une individualisation forcenée de nos sociétés occidentales ?

J’espère que les commentaires vont pleuvoir !!! Merci de m'avoir lu

Par Zomo
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